Améliorer son mieux-être commence avec un petit pas...

On rapportait récemment qu'il y a un lien de cause à effet perceptible marqué et mesurable, entre notre bien-être et les arts et la culture1. Essentiellement, plus on en consomme, mieux on se porte tant physiquement que mentalement. Ce phénomène est en grande partie attribuable au fait que lorsqu'on fait des choses agréables, nous avons la nette perception que cela a une incidence sur notre bien-être. Et c'est le nerf de la guerre : croire que des actions concrètes peuvent avoir un effet bénéfique sur notre quotidien et notre vitalité en général.

Et nul besoin de se fixer des objectifs grandioses pour atteindre cette harmonie. Au contraire, viser son bien-être peut se faire par des gestes simples et bien tangibles. On pense par exemple à se joindre à une chorale ou à une équipe sportive par exemple. Et pourquoi pas faire du tricot en groupe ou faire des sorties en familles ou avec des amis dans le parc, le musée ou la piscine de son quartier... Prendre de l'air frais en faisant une ballade en nature, faire de l'art (peu importe le genre ou sa qualité!),

Le but est de se plaire, de se faire du bien.

Plusieurs autres choses influencent notre bien-être également. Et nombreux chercheurs étudient la question depuis belle lurette. Un modèle domine comme référence cadre en la matière : développé en 2002 lors d'une conférence de l'Université York, il nous aide à comprendre pourquoi certains Canadiens sont davantage en santé que d'autres.2 Les 14 déterminants qu'on y trouve sont une feuille de route vers le bien-être. Et étonnamment, contrairement aux croyances populaires, la diète alimentaire, l'activité physique et même l'abus de l'alcool et du tabac auraient moins d'effet sur la santé que la liste des déterminants suivants :

  • le statut autochtone
  •  l'invalidité
  •  les premières années de vie
  •  l'éducation
  • l'emploi et les conditions de travail
  • l'insécurité alimentaire           
  • les soins en matière de santé
  • le genre
  • l'hébergement
  • le revenu et la course à la répartition du revenu
  • la race
  • l'exclusion sociale
  • le filet de sécurité social
  • le taux de chômage et l'insécurité de l'emploi

Les chercheurs vont plus loin encore : nos gouvernements doivent élaborer nos politiques santé au travers du prisme de ces déterminants si l'on veut améliorer notre sort collectif. Mais nous entretemps, que pouvons-nous faire, par nous mêmes? Choisir d'améliorer notre quotidien et « mettre toutes les chances de notre côté » c'est déjà un bon début...

Le but principal étant la prévention de la maladie et la promotion d'une bonne santé, sur tous les plans. Et cela, on peut tous agir là-dessus.

La rentrée est à nos portes... Lorsque vous verrez bientôt les affiches annonçant des cours en peinture ou un nouveau club de photographie ou encore des classes de tai-chi, demandez-vous si cela est votre premier pas en vue d'améliorer votre mieux être intérieur et extérieur. D'ici là, profitez du soleil, du jardinage, des plages, des pique-niques et des randonnées en nature. Et bonne fin d'été à vous!

Source :

1. « La fréquentation de concerts ou de pièces de théâtre accroît la vitalité », tiré du site web de l'Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA).

2.  Raphael, Dennis. Social Determinants of Health: Canadian Perspectives, 2e édition, Toronto: Canadian Scholars' Press, 2009.