Ça prend toute une collectivité pour élever un enfant en santé

Depuis quelques années, on assiste à un changement de paradigme significatif dans la manière dont sont abordés l'éducation et la sensibilisation de la santé des enfants dans les gouvernements et les institutions publiques tels les hôpitaux, les bureaux de santé publics et les écoles. On a qu'à lire attentivement les statistiques effarantes sur l'obésité, l'espérance de vie réduite et les troubles de santé mentale chez les jeunes, et on comprend vite pourquoi l'approche a fondamentalement changée au cours des dernières années. Le rapport très détaillé « L'urgence d'agir : Stratégie pour des enfants en santé », déposé au printemps 2013, le fruit du Comité d'experts pour la santé des enfants et mandaté par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, dresse un portrait alarmant de la situation :  

  • Entre 1978-1979 et 2004, la prévalence de l’obésité et de l’embonpoint chez les enfants ontariens a augmenté d’environ 70 pourcent.
  • L’Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2009 à 2011 nous indique qu’aujourd’hui, nos enfants sont plus gros, plus ronds, plus faibles et moins souples que ne l’étaient leurs parents il y a une génération.
  • D’ici 2040, jusqu’à 70 pour cent des enfants d’aujourd’hui seront des adultes obèses ou souffrant d’embonpoint et près de la moitié de nos enfants présenteront un surplus de poids.
  • D'ici 2040, une proportion beaucoup plus importante d’enfants franchiront la limite entre l’embonpoint et l’obésité, et les conséquences de cette situation sur leur santé physique et mentale et sur leur bien-être seront désastreuses. L’aspect le plus dévastateur de cette tendance est que l’obésité marquera notre ADN, modifiant ainsi notre métabolisme et reprogrammant génétiquement les générations futures d’enfants, qui deviendront plus à risque de souffrir d’embonpoint.
  • Seul 7 % des enfants canadiens âgés de 8 à 18 ans, réussissent à faire 60 minutes d'activité physique quotidiennes, 6 fois par semaine, soit l'apport recommandé1.
  • La génération actuelle d'enfants est en voie d'être la première dans l'histoire, à avoir une espérance de vie plus courte que celle de leurs parents2.

Continuer la lecture