FAIRE DE L’ONTARIO LA PROVINCE LA PLUS EN SANTÉ

Une crise budgétaire en Ontario et une crise dans le système des soins de santé sont imminentes si une attention particulière n’est pas portée à la prévention des maladies chroniques

TORONTO (16 mai 2014) – Ontario accuse un retard considérable par rapport aux autres provinces pour ce qui est de la prévention des maladies chroniques et les conséquences de ce retard hypothéqueront le budget provincial et le secteur des soins de santé si les dirigeants politiques ne passent pas à l’action.
C’est l’avis de Chris Markham, président de l’Alliance pour la prévention des maladies chroniques en Ontario (OCDPA), la voix collective de 23 principaux organismes non gouvernementaux du domaine de la santé de l’Ontario.

M. Markham explique, en citant des statistiques d’un rapport publié par TD Canada intitulé, Charting A Path To Sustainable Health Care In Ontario (Tracer la voie pour un système de soins de santé durable en Ontario), « Si l’Ontario continue à axer uniquement ses efforts sur le traitement et ne commence pas à investir dans la promotion de la santé et dans des programmes et politiques visant à prévenir les maladies chroniques, les coûts des soins de santé pourraient accaparer 80 % du budget provincial d’ici 2030 ».

Le système de soins de santé de l’Ontario est conçu pour répondre aux problèmes médicaux aigus, aux besoins urgents des patients et aux préoccupations les plus urgentes. Les tests diagnostiques, le soulagement des symptômes et la recherche d’un remède sont la pierre angulaire des soins de santé modernes. Comme l’explique M. Mark Holland, le directeur responsable de la promotion de la santé et des affaires publiques pour la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC de l’Ontario, « Les soins de santé préventifs sont fondamentalement différents des soins de santé pour les problèmes graves, et à cet égard, notre système de soins de santé actuel est un grand échec. Notre système de soins de santé n’est pas conçu pour soutenir de manière adéquate les pratiques préventives. Le temps requis et les occasions nécessaires pour informer les patients sur les stratégies de promotion de santé et de prévention des maladies sont souvent insuffisants, voire inexistants ».

Les maladies chroniques représentent un lourd fardeau pour le système des soins de santé, car chaque année le gouvernement de l’Ontario dépense des dizaines de milliards de dollars pour les soins associés aux maladies chroniques, et celles-ci entravent la qualité de vie de ceux vivant avec des maladies évitables. Comme l’explique Joanne Di Nardo, gestionnaire principale, questions d’intérêt public, Société canadienne du cancer (Division de l’Ontario), « Il faut travailler ensemble pour réduire les facteurs de risque associés aux maladies chroniques. Les programmes efficaces en matière de promotion de la
santé peuvent donner un rendement de cinq dollars pour chaque dollar investi. À long terme, la prévention fait économiser de l’argent au gouvernement. »

Bon nombre de maladies peuvent être évitées en augmentant considérablement l’attention portée par le gouvernement relativement à cinq principaux facteurs de risque : l’activité physique, la saine alimentation, la santé mentale positive, la consommation excessive d’alcool et le tabagisme.

L’Alliance pour la prévention des maladies chroniques en Ontario exhorte tous les partis politiques de l’Ontario à s’engager à faire de l’Ontario la province la plus en santé au Canada d’ici 2018. Pour ce faire, l’OCDPA recommande à chaque parti de prendre les mesures suivantes :

  • S’engager à accélérer et à accroître les efforts en matière de promotion de la santé dans le but d’atteindre les cibles suivantes d’ici 2018 en ce  qui concerne les facteurs clés cidessous: Plus de 70 % des Ontariens sont actifs physiquement.
    • Plus de 50 % des Ontariens consomment des fruits et légumes cinq fois ou plus par jour.
    • Moins de 30 % des Ontariens font de l’embonpoint ou sont obèses.
    • Moins de 16 % des Ontariens dépassent les limites relatives à la consommation d’alcool
    • énoncées dans les Directives sur la consommation d’alcool à faible risque.*
    • Moins de 15 % des Ontariens disent ressentir des symptômes liés à des problèmes de
    • santé mentale.**
    • L’Ontario est la province ayant le plus faible taux de fumeurs au Canada.
  • Intégrer un examen de l’impact sur la santé à toutes les initiatives gouvernementales.
  • Concentrer ses efforts sur la réduction des inégalités au chapitre de la santé.

Selon Dr Doug Manuel, scientifique principal, Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa, « En atteignant les cibles ci-dessous, l’espérance de vie moyenne des Ontariens augmenterait de plus de deux ans, faisant de l’Ontario l’endroit où les personnes auraient la plus longue espérance de vie au monde ».
Plus de la moitié des Ontariens sont affligés par des maladies chroniques. Plus de 80 % des personnes âgées de 65 ans et plus sont affligées par au moins une maladie chronique et environ 70 % en sont
affligées par deux ou plus. L’OCDPA exhorte tous les partis politiques à s’engager à faire de l’Ontario la province la plus en santé grâce à une stratégie soutenue à plusieurs volets qui comprendra des investissements stratégiques, des politiques efficaces, des mesures de soutien pour divers milieux et des activités de sensibilisation du public pour engendrer d’importants changements dans la société quant aux comportements liés à la santé.

En investissant dans la promotion de la santé et dans les programmes et politiques visant à prévenir les maladies chroniques, il sera possible d’économiser des milliards de dollars en coûts de soins de santé et en coûts associés à la perte de productivité. Cela améliorera la productivité économique et la prospérité
de la province, en plus d’améliorer grandement la qualité de vie de chaque personne en Ontario pouvant prévenir une maladie évitable.

En guise de conclusion, M. Markham a un message pour la classe politique ontarienne : « Nous exhortons tous les politiciens ontariens, toutes formations politiques confondues, à prendre des mesures pour prévenir la crise du système de soins de santé et la crise budgétaire en émergence desquelles les maladies chroniques évitables sont responsables ».

L’OCDPA, composée de 23 organismes membres, est la voix collective pour la province, revendiquant des programmes et des politiques efficaces en matière de prévention des maladies chroniques. L’OCDPA apporte un leadeurship collaboratif en soutien à un vaste système de prévention des maladies chroniques en Ontario visant à améliorer la santé de tous les Ontariens, et à promouvoir des communautés où la santé de la population et des individus est appuyée par des conditions sociales, des politiques publiques et des comportements personnels favorisant la santé.

*La Société canadienne du cancer recommande à ceux qui choisissent de consommer de l’alcool de réduire leur risque de cancer en limitant la quantité consommée à moins de deux consommations par jour pour les hommes et à moins d’une consommation par jour pour les femmes (une limite plus basse que celle énoncée dans les Directives sur la consommation d’alcool à faible risque).

**La démence est un terme générique désignant un éventail de troubles du cerveau affectant les fonctions cognitives. Les maladies mentales et la démence sont deux types de maladies différentes, mais celles-ci sont tout de même intimement liées. La campagne de l’OCDPA pour faire de l’Ontario la province la plus en santé au Canada vise à réduire le nombre de personnes disant ressentir des symptômes associés aux maladies mentales, y compris les symptômes de la démence, comme la dépression, l’anxiété et le stress.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter www.healthiestprovince.ca ou www.ocdpa.ca.

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