Moi je m’occupe de mes parties : la santé sexuelle et génésique

La Fédération canadienne pour la santé sexuelle (FCSS) a une campagne très accrocheuse qui résume bien l’essentiel de l’approche publique prônée en matière de sexualité et de procréation. Intitulée « Tes parties » (#AimerTesParties), la campagne de sensibilisation ainsi nommée pour souligner cette année La Semaine de santé sexuelle et génésique du 10 au 14 février, est essentiellement « une affirmation à propos de l’amour de soi qui est tellement crucial (à la) santé sexuelle ».

Tes parties rappelle qu’en matière de sexualité et de questions se rapportant à la reproduction, c’est une affaire de choix bien personnel. Selon Michelle Reid, une membre du conseil d’administration de la FCSS, la santé sexuelle et génésique « C’est un sujet qui touche pratiquement tout le monde de façon personnelle. » Elle insiste d’ailleurs sur le fait « que le bien-être sexuel (…) ça concerne le plaisir, la communication et l’intimité avec nos partenaires et avec soi-même ». Tes parties soulève d’ailleurs plusieurs questions importantes liées à ce bien-être :

•    avoir le choix de se reproduire ou pas;
•    avoir un accès égal à une éducation/information complète et exacte en matière de santé sexuelle;
•    avoir un recours libre et accessible à l’avortement;
•    avoir accès à une éducation complète, inclusive et positive dans les écoles;
•    avoir recours à des soins de professionnels médicaux dignes de confiance;
•    avoir la possibilité et les moyens de se procurer facilement des contraceptifs.

S’occuper vraiment de ses parties
Le site Masexualité.ca quant à lui rappelle à quel point se protéger est crucial à la bonne santé sexuelle. On y réitère combien la protection, les tests de dépistage et la vaccination sont des moyens cruciaux de se prémunir contre d’éventuels problèmes graves. Et cela, même si l’on est dans une relation monogame stable. Rainbow Health Ontario a remarqué par exemple que plusieurs femmes ayant des rapports sexuels avec d’autres femmes ne subissent aucun test Pap, lequel peut facilement détecter le PVH (Papilloma Virus Humain). Masexualité.ca rappelle aussi ce qui peut paraître évident pour certains – jusqu’à ce que l’on se retrouve soi-même dans une situation compromettante – qu’en tout temps, il faut toujours se sentir complètement à l’aise. « Oubliez la gêne » y lit-on. « Si vous êtes sur le point de faire quelque chose qui vous rend le moindrement mal à l’aise, ne le faites pas. Cela s’applique à toute situation (…) sentez-vous libre d’essayer de nouvelles choses, mais pas seulement pour plaire à votre partenaire (…) ne faites rien qui soit contraire à vos valeurs personnelles ou qui suscite un sentiment désagréable ».

De l’aide au bout du fil
Un service sans frais « offre une écoute et de l’information relative à la santé sexuelle et reproductive » au Canada. Gérée par Action Canada (for Sexual Health & Rights), la ligne d’Accès offre entre autres l’accès « au bottin canadien des cliniques et hôpitaux offrant des services en santé reproductive, incluant des services d’avortement ». La santé et les droits sexuels et procréatifs sont également au cœur des préoccupations gérées par l’Organisation mondiale de la santé (OSM) qui rappelle le contexte plus vaste dans lequel s’insère la santé sexuelle :

La santé reproductive (…) s’inscrit dans le cadre de la santé telle qu’elle est définie par l’OMS : un état de complet bien-être physique, mental et social, et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. Elle implique la possibilité d’avoir une sexualité responsable, satisfaisante et sûre ainsi que la liberté pour les personnes de choisir d’avoir des enfants si elles le souhaitent et quand elles le désirent.

Mais pour s’occuper de ses parties, faut-il encore en avoir le contrôle et avoir aussi le libre choix. L’environnement socioculturel joue un rôle primordial sur la question et à cet effet, la partie est loin d’être gagnée tant ici qu’ailleurs dans le monde.