Notre culture obésogène

Les lunchs en boîtes scellées sous vide, les petits gâteaux emballés et les nouilles instantanées en sont d’excellents exemples. Se dit « obésogène » tout produit qui provoque une augmentation du poids. Grâce à ces produits ainsi qu’aux nombreux autres produits chimiques que nous inspirons, notre style de vie sédentaire devant l’écran, une carence de bon sommeil et trop de mauvais stress, le Canada se place au 5e rang des pays industrialisés les plus en surplus de poids chez les adultes (et les enfants, au 6e). Des statistiques peu enviables dont les fondements ont été étudiés en profondeur dans le rapport L’obésité au Canada : une approche pansociétale pour un Canada en meilleure santé publié en mars.

A-t-on raison de s’inquiéter vraiment ?

Les statistiques ci-contre parlent d’elles-mêmes, surtout lorsque l’on sait que l’obésité est liée à des troubles de santé chroniques et coûteux comme le diabète de type 2, les maladies du cœur et certains cancers par exemple :  

  • Depuis 1980, le taux d’obésité a doublé chez les adultes et triplé chez les enfants ;1
  • L’obésité coûte 4,6 à 7,1 milliards de dollars par année en soins de santé et en perte de productivité ;2
  • Les niveaux les plus élevés d’obésité sont inscrits pour les régions suivantes au Canada : l’Atlantique, les Prairies, les territoires et les petites villes du nord et sud-ouest de l’Ontario. À l’inverse, la Colombie-Britannique et le Québec enregistrent les plus bas taux liés à l’embonpoint  3
  • Les hommes canadiens sont présentement plus obèses que les femmes et c’est le groupe qui enregistre le plus haut taux d’augmentation à cet effet dans la dernière décennie ;4
  • Les deux groupes les plus susceptibles à être les plus obèses au Canada sont les personnes âgées de 55 à 64 ans 5 (suivis de très près des 45 à 54 ans) et les communautés des Premières Nations (qui connaissent un taux de 70 % chez les adultes et 65 % chez les enfants)6

Suis-je obèse ?

Comment savoir si nous faisons de l’embonpoint ou encore, si celui-ci est grave ou pas ? L’indice de masse corporelle ou IMC (le terme anglais, ‘BMI’ est peut être mieux connu) est un outil utilisé pour mesurer le surplus de poids. Et bien qu’il ne soit pas à toute épreuve, 7 il demeure efficace. Il se calcule simplement en divisant son poids (en kg) par sa taille (en mètres). Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé propose le système de classification suivant :

Nous risquons d’entendre beaucoup parler de ce phénomène au cours des prochains mois. Le Comité sénatorial responsable de l’étude veut changer des choses pour ralentir la montée en flèche de l’obésité au pays. On parle déjà de réviser le Guide alimentaire canadien, de lancer une Campagne nationale de lutte contre l’obésité, de bannir les publicités à l’intention des enfants pour des aliments et boissons et de taxer les boissons sucrées et édulcorées. Joignez-vous à cette discussion en partageant votre point de vue avec les membres du comité sur une des questions les plus percutantes du 21e siècle.

Nous risquons d’entendre beaucoup parler de ce phénomène au cours des prochains mois. Le Comité sénatorial responsable de l’étude veut changer des choses pour ralentir la montée en flèche de l’obésité au pays. On parle déjà de réviser le Guide alimentaire canadien, de lancer une Campagne nationale de lutte contre l’obésité, de bannir les publicités à l’intention des enfants pour des aliments et boissons et de taxer les boissons sucrées et édulcorées. Joignez-vous à cette discussion en partageant votre point de vue avec les membres du comité sur une des questions les plus percutantes du 21e siècle.

1, 2, 6 Source : http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/421/soci/RMS/01mar16/NewsRelease-f.htm

3, 4, 5 Source : http://www.statcan.gc.ca/pub/82-624-x/2014001/article/11922-fra.htm#a7