Offrir un support précieux : les proches aidants

Si vous faites une de ces actions auprès d’un proche,

- Donner des soins d’hygiène

- Préparer des repas

- Aider à faire l’épicerie, l’entretien ménager

- Accompagner un proche lors de ses visites médicales

- Veiller au bien-être d’un proche qui vit en milieu d’hébergement, lui rendre visite

vous êtes un proche aidant[1]. Dans le milieu, on parle aussi de « proches aidants d’aînés » ou encore « d’aidants naturels ». En anglais, on reconnaîtra le mot « caregiver ». Tous ces termes représentent essentiellement la même chose :

Apporter volontairement « une contribution vitale pour les personnes malades ou en perte d’autonomie »[2]. Cela peut être pour quelqu’un dont les habiletés physiques sont compromises, quelqu’un affecté par une maladie chronique affectant leur fonctionnement quotidien ou encore, quelqu’un souffrant de déficiences physiques ou cognitives débilitantes[3].

Souvent, on parle de venir en aide aux aînés, mais ce n’est pas du tout exclusif comme définition. Chose certaine, le soutien des proches aidants contribuent beaucoup à la qualité de la vie de ceux et celles qui sont appuyés.

Une semaine dédiée aux proches aidants

Saviez-vous que selon le Réseau de santé mentale de L’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, les proches aidants représentent « la structure portante du réseau de la santé » en assumant « plus de 80 % du soutien à domicile ». De plus, au Québec seulement, on estime que 1 personne sur 7 est un proche aidant et que chez les femmes de 45 à 65 ans, c’est une femme sur 3 qui joue ce rôle. La belle province compte 80 organismes membres d’un réseau regroupant les organismes d’aidants naturels. Cela représente un soutien des plus significatifs ! En reconnaissance de tous les proches aidants et de leurs gestes d’appui, que l’Institut, comme bien d’autres, qualifie d’« engagés et (de) généreux », on consacre la première semaine de novembre à « La semaine nationale des proches aidants »[4].

L’essoufflement : un réel danger

Avec la courbe démographique des « baby-boomers » que nous connaissons, de plus en plus de gens sont devenus des aidants naturels (ou le deviendront bientôt) et ce, pour un ami proche, pour quelqu’un de la famille élargie ou souvent, pour un parent. De là l’expression d’ailleurs de la génération sandwich qui se sent parfois prise entre son rôle à la fois de parent, pour ses enfants et, d’aidant auprès de ses parents.

Toute personne qui est aux prises avec la réalité d’en appuyer une autre en vue de lui fournir de l’autonomie sait combien ce rôle est exigeant en patience, en énergie et en temps. C’est pourquoi l’essoufflement guette de près tout proche aidant. Les milieux de la santé réclament pour cette raison, des mécanismes de répit pour les proches aidants, question qu’ils puissent se ressourcer. Ce n’est qu’une des nombreuses mesures de soutien que réclament les aidants et les organisations qui les représentent.

Il y a une semaine (du 1er au 7 novembre) on célébrait la  Semaine nationale des proches aidants, dites merci à ceux qui jouent ce rôle et surtout, donnons-leur la reconnaissance et les outils dont ils ont besoin pour continuer à fournir un service devenu trop essentiel pour s’en passer dans notre société occidentale vieillissante.