Une pomme par jour éloigne le docteur pour toujours

Le vieux dicton ne tient peut-être pas la route à 100 %, car il faut plus qu’une simple pomme, mais il contient tout de même une sagesse bien éprouvée : il est nécessaire de bien s’alimenter pour avoir une bonne santé. De plus, ça goûte bon, bien manger ! Surtout lorsqu’on le prépare soi-même… Heureusement, la mode est à cuisiner en famille, question de « reconnecter » ensemble les familles occupées, et de partager le plaisir de préparer ensemble ses repas. Quelle belle façon de souligner le mois de la nutrition en ce mois de mars !

Nourrir son « cuistot intérieur »

Plusieurs auteurs ont cuisiné des best-sellers sur le sujet de faire à manger en famille. On n’a qu’à penser à la collection de livres très populaires Famille futée du duo dynamique du petit écran, l’animatrice Alexandra Diaz et la nutritionniste Geneviève O’Gleman. Les deux Québécoises s’évertuent à concocter des recettes simples, agréables et accessibles, tant pour les palais que pour les budgets !

Par ailleurs, un autre livre à succès qui encourage le développement de meilleurs rapports familiaux grâce à la nourriture préparée collectivement, c’est Cooked de Michael Pollan, auteur scientifique, journaliste au New York Times Magazine et professeur de journalisme scientifique et environnemental aux États-Unis. Il explore dans son livre l’hypothèse que « cuire ensemble, nous rassemble ». L’auteur va jusqu’à défendre l’idée que si l’on dépend des grandes corporations pour transformer nos aliments, ça veut dire que nous ingurgitons des quantités faramineuses de gras, de sucre et de sel, mais plus que tout, que nous perturbons nos liens avec le monde naturel et affaiblissons nos relations avec les amis et la famille… ce n’est pas peu dire !

Dans un autre de ses livres à succès, Les règles d’une saine alimentation

(In Defense of Food, An Eater’s Manifesto, titre original anglais) Pollan propose 64 règles alimentaires « gros bon sens » empreintes de beaucoup d’humour, pour mieux vivre sainement. En voici un bref extrait, tel que tiré de la critique du magazine Châtelaine :

  • Évitez les produits de plus de 5 ingrédients.

« Plus un aliment emballé contient d’ingrédients, plus il risque d’être transformé. »

  • Ne choisissez que des aliments qui finiraient par pourrir.

« Les aliments véritables étant vivants, il est normal qu’ils meurent. »

  • Traitez la viande comme un assaisonnement.

Le Nord-Américain moyen consomme deux ou même trois portions de viande par jour. Deux ou trois par semaine suffisent amplement ! Les flexitariens, qui mangent un peu de viande, sont en aussi bonne santé que les végétariens.

  • Devenez omnivore.

Avez-vous déjà goûté à du lapin ou au panais ? Explorer de nouvelles saveurs fait partie des plaisirs de la table. Mais attention ! « La diversité fulgurante des produits offerts dans les supermarchés est trompeuse parce que beaucoup d’entre eux sont fabriqués à partir de quelques espèces végétales (maïs, soya, blé). »

  • N’ignorez pas les petits poissons gras…

… comme le maquereau et la sardine.

  • Payez plus, consommez moins.

« Préférez la qualité à la quantité, une expérience alimentaire à de simples calories. » La plupart des Nord-Américains ne consacrent que 10 % de leur revenu à la nourriture, soit moins que tous les autres citoyens du monde.

  • Ne mangez pas par ennui.

Si vous n’avez pas assez faim pour une pomme, vous n’êtes pas affamée.

  • Consommez toute la malbouffe que vous voulez…

tant que vous l’apprêtez vous-même. Frites, chips, crème glacée, gâteaux… Vous ne risquez pas d’en manger tous les jours.

Un critique français qui commente le livre de Pollan fait remarquer que « les pathologies apparaissent dès que les traditions culinaires sont balayées par l’alimentation moderne et son cortège de produits transformés. » Il a donc une logique qui sous-tend tous les programmes alimentaires au Canada. En ce mois de la nutrition, explorez de nouvelles façons de faire à manger, à bon marché certes, mais tout en veillant tant au bon goût qu’à préparer vos repas avec ceux que vous aimez. Et rappelons-nous que changer ses habitudes prend du temps. C’est pourquoi on relève le défi des Diététistes du Canada à l’occasion du mois de la nutrition 2016 : Le défi des 100 repas : faites de petits changements, un repas à la fois.